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le coeur n'a pas de rides.

on ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux.
August 02

j'arrête ou je continue ?

 
BLOG EN PAUSE
pour une durée indéterminée
non non  je ne suis pas en vacances
pas encore
je prendrais quelques jours début septembre
peut être qu'à mon retour je reviendrais...
j'espère que mes ami(e)s  véritables ne m'oublieront pas
je pense à Illyria, Myoso, Moumoune, Pimprenelle, Odha,
Susan, Lucie, Luna Angel, Ghis, Luciole 88,
Richard,  Lui, Lorenzo, Nuage,
Cyran Créations, Véro (Lilou), Ananda, Cassandra,
Tséring, Akanahi, Samantha,
Sincérité, ANgel Annick, Miss tes Rieuse,
j'oublie des noms surement :-)
 
Je prends du recul car étant déçue par certaines
je me dis que le virtuel n'est qu'un miroir aux alouettes,
une illusion, on se dit "coucou" "bon week end"
"bisous"... 3 petits tours et puis s'en vont....
Si on gratte un peu le vernis,
dessous il n'y a rien, c'est creux....
 
pour moi, l'amitié ne se mesure pas
par la quantité de passages
mais par la qualité de la relation.
 
 
Poème "Virtuel" ou "Un monde inversé"
 Je suis dans un monde inversé
Ici personne ne se connait et pourtant, tant de "bonjour"
De "bonne journée", d’embrassades, et de "douce soirée"

Je vis dans un monde inversé
Je veux aller à l’autre bout de la planète
Pas besoin de payer, j’y suis invité
Je veux découvrir de nouvelles recettes, en un clic
Tout est fait
Je veux connaître ce qui se passe dans le monde entier
Simple, j’allume je suis informé

Et pourtant....

Je suis dans un monde inversé, bouleversé, choqué, fracturé, meurtri à jamais
Combien de personnes malheureuses se réfugient dans ce monde-là
Combien d’enfants mal nourris, battus, violés, séquestrés, etc...
se cachent derrière cet écran de verre
Combien de misères dans ce monde caché, et pourtant ouvert au monde entier
Combien ferment les yeux sur tout ça
Comment pouvez vous ne pas voir ça ?
Combien de guerres, de soldats dans ce monde-là
Que certains savent et ne diffusent pas

Combien d’hommes, de femmes, d’enfants
Essayent de nous contacter et n’y arrivent pas
Car ce monde inversé n’est pas à la portée de tous
Et cette misère-là, il faut aller la chercher
À nous d’aller dans ce monde-là
À nous d’en parler…

Le monde où nous sommes, lui, ne le fera pas !



E R I C.... princedesmots

ex - Angedelarmes

July 15

Noli me tangere

 

 T’appellent, les thuyas de mon jardin, 
Sous leurs toges d’été, ils implorent une ondée aux ondines des terres basanées.


M’appellent les langueurs noires de celles que le soleil a brûlées,
ces haleurs que n’effarent ni l’encre des initiés, ni mes mots à demi rêvés


J’ai connu maintes et maintes ombrines sous le soleil,
goûté au kaolin nacré, aux stries, à la canne devenant sucre.


Vous ! dont on a creusé les reins, protubéré les poitrines,
hâlé, cuivré, saturné les épidermes
M’en irais-je sans vous avoir jamais connu ?


Vous ! noires d’ivoires, de liège, de lie, de suie,
       Serait-ce ma pénitence que de n’avoir jamais entendu vos mots d’extase ?


Ah ! me hèlent les voix du dessous,
la sève qui veut retourner à la terre, le sang qui veut devenir lait
Serait-ce ma pénitence, pour avoir connu la grâce des ombrines aux yeux d’onyx,
que d’ignorer l’union primordiale de la nuit à l’aniline brunie ?


Sombres inflorescences, je vous attends !
Sentirai-je un jour l’onguent de vos peaux halitueuses ?
Goûterai-je l’onction des sucs de celles qui lorsqu’elles désirent, disent : « Noli me tangere »



Felwine 24 juillet 2003    
 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
July 07

j'ai fait la paix avec moi-même


  

 

 Cette nuit... j'ai enfin pu toucher mon âme...
Je me suis réconciliée avec ma vie...
Cette fois... c'était comme un sursis...
J'ai pleuré... et je lui ai demandé...
De me pardonner...

Pour toutes les fois...
Où je me suis déchirée... d'avoir mal aimé...
Pour toutes les fois...
Où j'ai anesthésié ma vie...
pour ne pas la tuer...
Pour toutes les fois...
Où j'ai aimé à l'infini...
Et qu'on m'a blessée et trahie...

J'ai regardé tendrement mon âme...
Et je lui ai dit... je te pardonne aussi...

Pour toutes les fois...
Où j'ai rencontré l'amour qui tue...
Pour le soir merveilleux...
Où j'ai pu caresser mon rêve...
Perdue entre l'éternité...
Et le décalage horaire...

Je te pardonne...

Pour toutes les fois...
Où tu as permis...
Que je touche l'éphémère...
Je ne t'en veux pas mon âme....

Tu ne savais pas... que j'en serais déchirée...

Je te pardonne ma vie...
Je te pardonne mon âme...

Je fais la paix avec moi-même...
Aussi intensément...
Que tous les... Je t'aime...
Qui m'ont été dits avant...
Et que je n'ai malheureusement ...
Pas compris...

Je fais la paix... avec mes amours...
J'en renie tous les secrets...
Même si je sais infiniment...
Que je ne les oublierai jamais...
Qu'ils seront toujours ...
Mes plus profondes plaies...
Celles que je sentirai brûler en moi...
Comme un feu... qui ne s'éteindra jamais...

Tu vois...
J'ai franchi un grand pas... cette nuit...
Hier... c'était comme un boulet...


© Claire De La Chevrotière ( 26/04/04 )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

June 28

Mer des Caraïbes

A présent je sais

que je suis ici depuis longtemps

je sais

que le sang nègre semé en corail

dans la mer des Caraïbes

en gouttelettes de larmes

n'est pas un sang perdu

il féconde le pollen des fleurs

aux couleurs éclatées

exaltant les parfums étalés

de la crête des mornes

à la racine des vagues

l'Afrique meurtrie vous perçoit

avec fierté comme un sourire à sa misère

le temps a effacé la colère

et la paix habite les charmilles

le souvenir tapi au fond des coeurs

comme le matin à l'orée du réveil

calme dans la couleur du soir

je peins de mots d'amour

les douleurs d'autrefois

le sang séché des pleurs

que picorent les vautours

aux creux des sentiers de feu

atteste que la lumière

des siècles durant confisquée

la raison égarée

l'homme bêtifié

l'or déifié

en une éclipse avilie

l'humaine civilisation

des races fraternelles

dans la tempête chaude

des mers inconnues

sur l'aile de la tourmente

ma main comme une étoile angoissée

dépose dans ce continent blessé

de mes ancêtres

des nuits blanches des plantations

une pensée fidèle pieusement meurtrie.

Charles Carrère Mbodje


 

 

  PARDONNER MAIS NE JAMAIS OUBLIER !

 

 

 

 

June 18

les habits du Sage


 

  

Un Roi, ayant entendu parler d'un Sage

dont l'enseignement était réputé dans la région,

l'invita à dîner.

Le jour précédent l'invitation,

le grand Maître se présenta au palais

dans l'habit de mendiant qu'il portait parmi ses disciples.

Personne ne fit attention à lui.

Il entra, mais n'eut pas même le temps

d'arriver à la salle à manger :

 les pages du Roi, voyant ce mendiant

souiller de sa présence le sol royal,

 le menèrent vers les cuisines

où on lui offrit quelques restes.

Le Sage ne dit rien

mais s'en alla comme il était venu.

Le lendemain, il revint chez le Roi,

cette fois-ci vêtu de

son plus beau punjabi traditionnel :

 on lui réserva une place d'honneur

au milieu des convives de haut rang.

Mais dès que les pages apportèrent les plats,

la réaction du Sage surprit tout le monde:

 il prit la nourriture dans ses mains

et en fit une boule qu'il mit dans ses poches.

Le Roi choisit de ne rien dire

mais alors qu'on apportait le dernier plat,

le grand Maître plongea la main à l'intérieur

et en retira une pleine poignée de riz

qu'il répandit sur son manteau en disant:

« Tiens, c'est pour toi ».

Le Roi, n'y tenant plus lui lança:

« Serais-tu devenu fou, toi que l'on dit si sage ? »

Après un long silence, le Maître répondit:

« Je me suis présenté chez toi hier

dans mon habit de mendiant

et l'on m'a donné les restes comme à un chien.

 Aujourd'hui, j'arrive richement vêtu et on m'honore.

C'est donc mon manteau que l'on invite,

 il est normal que ce soit lui qui se nourrisse. »


Sur quoi devons-nous juger autrui ?

Sur les apparences ou sur ce qu'il est vraiment ?


Comme ce Roi, nous sommes trop souvent méfiants

et victimes des préjugés de notre caste,

 de notre famille, de notre condition sociale.


Nous fermons notre coeur et notre raison

 avant de connaître la personne en face.

 

 Avant de juger,

écoutons ce que les autres ont à nous dire :

nous recueillerons peut être des secrets forts utiles...

et s'ils n'ont que de mauvaises paroles,

nous saurons alors quoi faire pour les éviter !

  



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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